Activité ne rime pas avec progrès

Activité ne rime pas avec progrès

De nombreux chefs d’entreprise mettent en place des systèmes de suivi, pour s’assurer que son équipe soit réellement productive pendant les heures de travail. Le but est clair : essayer d’éviter que les activités personnelles n’interfèrent avec les heures censées être consacrées au travail uniquement.

Ce réflexe pose deux problèmes.

Tout d’abord, contrôler ses employés de la sorte est une perte de temps.

Lorsqu’on traite son équipe comme une équipe d’adultes, et qu’on leur donne la liberté d’organiser leur travail comme il leur convient, ils font presque toujours leur travail de manière responsable, en allant souvent au-delà des exigences.

Et si ce n’est pas le cas : pas la peine d’aller plus loin, mieux vaut mettre fin à la collaboration !

Ensuite, et c’est bien plus important encore : pour évaluer son équipe, on a souvent tendance à ne pas se baser sur les bons critères.


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Quelques exemples de critères :

  • Les membres de mon équipe apparaissent-ils en ligne sur Skype, Teams ou Slack ? Le statut s’affiche-t-il en vert ?
  • Répondent-ils rapidement à mes e-mails ?
  • Sont-ils actifs sur notre outil de gestion de projet ?

Tous ces éléments vous indiqueront si une personne est occupée et active… mais en rien si elle accomplit réellement un travail significatif et productif.

En fait, pour être vraiment efficace, il faut exactement le contraire : un temps de concentration ininterrompu sans réunions, sans notifications e-mail ou chat, sans sonnerie de téléphone.

Souvent, les outils de contact comme le chat empêchent les gens de se mettre dans leur bulle pour travailler – c’est d’autant plus le cas dans les bureaux type open-space, où les perturbations et les interruptions sont permanentes.

Ainsi, si un membre de l’équipe ne répond pas immédiatement sur le chat ou aux e-mails, cela ne veut pas forcément dire qu’il est en train de rattraper la dernière saison de True Detectives – mais qu’il se concentre plutôt sur une tâche utile et de manière concentrée.

On ne peut pas s’attendre à ce qu’un professionnel soit disponible et en ligne en permanence, tout en accomplissant une quantité de travail décente.

"Out of the 60, 70, 80 hours a week many are expected to pour into work, how many of those hours are really spent on the work itself? And how many are tossed away in meetings, lost to distraction, and withered away by inefficient business practices? The bulk."

Si ce sujet vous intéresse, je vous recommande vivement le livre It doesn’t have to be crazy at work. de Jason Fried et David Heinemeier Hansson.

Optons pour moins de surveillance et de distractions.

Choisissons davantage d’heures de travail « dans sa bulle », plus de concentration et plus de sérénité.

Visons le progrès plutôt que l’activité !

À bientôt, Jerry

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