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Architectes : trois sources alternatives de revenus – avec Tobias Maescher, d’Archipreneur

C’est un constat : beaucoup d’architectes gagnent en fait très peu, compte tenu du travail accompli et de leurs responsabilités. De longues heures de travail, un stress important, des délais stricts, des clients exigeants, beaucoup de responsabilités et du travail pendant le week-end ; tout cela contre une rémunération moyenne, dans le cadre d’un marché hautement concurrentiel.

Les raisons ?

Tobias Maescher d’Archipreneur.com connaît parfaitement la situation. Il est lui-même architecte, mais aussi entrepreneur. De nombreux architectes indépendants sont obnubilés par l’architecture et le côté créatif de leur profession, à tel point qu’ils oublient aussi d’être entrepreneurs. Ils travaillent souvent exclusivement pour leur entreprise, plutôt que leur entreprise de façon holistique.

Vous pouvez être un excellent architecte, mais si vous ne consacrez pas l’énergie et l’attention nécessaires à votre entreprise, vous serez vite dépassé par des architectes qui sont peut-être deux fois moins bons que vous, mais qui, eux, savent travailler leur entreprise.

En soi, il n’y a rien de mal à vouloir simplement faire purement de l’architecture, et négliger l’aspect entrepreneurial. Tant que c’est vraiment votre but. Or, beaucoup d’architectes sous-estiment l’importance de l’« esprit d’entreprise », ou s’en éloignent autant que possible, comme s’il s’agissait d’un gros mot ou d’un secteur réservé à des commerciaux aux dents longues, mentalité incompatible avec l’art et l’architecture.

Tobias Maescher - Archipreneur | ArchiSnapper

Tobias Maescher :

« Archi-preneur regroupe « architecte » et « entrepreneur ». Chez Archipreneur, nous nous concentrons sur le croisement entre l’architecture et entrepreneuriat – et les nouvelles tendances du 21ème siècle. Le modèle d’affaires traditionnel des architectes est un modèle basé sur les services. L’architecte reçoit une rémunération pour les services fournis au client. De nombreux architectes se sentent frustrés lorsque le client change le design, ne valorise pas le travail de l’architecte ou s’avère être un mauvais payeur. De plus, le processus d’acquisition de projets est extrêmement compétitif et se fait parfois en compétition avec de nombreux autres cabinets. Ainsi, le travail à accomplir en amont pour livrer une proposition de conception (gratuitement… !) est considérable. Si vous ne remportez pas l’offre, vous n’êtes pas rémunéré pour ce travail accompli. Sans projet, vous ne pouvez pas travailler à de nouveaux projets, et sans un portefeuille décent de projets, les clients ne vous choisiront pas. Les débuts d’un architectes sont laborieux. J’ai donc commencé à chercher d’autres moyens de générer des revenus en tant qu’architecte, et c’est là que j’ai rencontré des architectes qui utilisent leurs compétences d’une manière créative et entrepreneuriale, dans le but de créer des sources de revenus supplémentaires. »

Architect Entrepreneur | ArchiSnapper

Ces dernières années, Tobias a interviewé de nombreux architectes et a cherché des exemples d’architectes (/entrepreneurs) qui l’ont fait consciemment d’une manière différente.

Tobias : « L’aspect business n’est pas abordé dans l’enseignement de l’architecture. Pendant les études, on se concentre principalement sur l’aspect design de l’architecture – ce qui est évidemment crucial, mais cela ne prépare en rien à monter son propre cabinet, ou à tous les aspects commerciaux du métier d’architecte. La construction de bâtiments pose des problématiques d’ordre juridique, économique et de gestion de projet. Le design n’est qu’un aspect parmi d’autres. 

Auparavant, le rôle de l’architecte était généraliste – une fonction qu’on pourrait qualifier de « maître constructeur ». Au fil des ans, d’autres acteurs de l’industrie de la construction ont pris en charge des tâches spécifiques comme la gestion de projets, le contrôle des coûts ou des services d’ingénierie spéciaux. Les architectes ont donc renoncé à beaucoup de compétences et leur rôle aujourd’hui est plutôt celui d’un spécialiste du design. »

Beaucoup d’architectes pensent que l’equation temps de conception = rémunération est le seul moyen de gagner de l’argent, tout simplement car le sujet de l’entrepreneuriat est ignoré pendant les études d’architecture. Or, vous pouvez utiliser vos compétences d’architecte de cent façons différentes.

Naturellement, accepter des projets classiques et les facturer représente la voie classique et évidente. Il est relativement facile de conclure avec des clients, surtout si vous pratiquez un taux horaire intéressant, et en principe, il vous suffit de travailler de façon productive et de vous assurer que vous serez payé à ces fins.

Il faut beaucoup plus d’énergie, de persévérance et de discipline pour emprunter une autre voie. En investissant suffisamment de temps, de patience et de travail acharné, le rendement peut être multiplié par dix, voire par cent. Ce rendement n’est pas seulement financier : c’est la satisfaction et la liberté qu’impliquent les autres modèles économiques qui sont intéressantes.

Par exemple, certains modèles d’affaires vous permettent de travailler de façon complètement indépendante du lieu et du temps… ce qui vous donne la liberté de voyager dans le monde entier tout en continuant à travailler. Impensable si vous suivez un modèle classique !

Tobias nous a donné trois exemples concrets, réalisables et évolutifs de gagner de l’argent en tant qu’architecte, comme alternative au travail de projet classique.

1. Devenir architecte-promoteur

Plutôt que de travailler pour un promoteur, pourquoi ne pas essayer d’utiliser vos propres compétences pour votre propre bénéfice et devenir votre propre promoteur ?

Les architectes rassemblent une grande partie des compétences nécessaires pour gagner beaucoup d’argent en tant que promoteur immobilier. Trop souvent, ils n’en ont pas conscience, ou ils se sous-estiment, pensant que c’est un privilège réservé aux riches et aux grands investisseurs. Cependant, ils connaissent leurs villes et savent identifier des sites à potentiel intéressant. Ils peuvent créer des conceptions et la vision d’un projet, et savent comment obtenir les autorisations nécessaires et gérer le processus de construction.

En fait, les architectes génèrent une valeur considérable lorsqu’ils travaillent pour des clients, par exemple lors de la transformation d’un terrain en immeuble d’habitation à logements multiples, ce qui à son tour commence à générer un flux considérable de revenus locatifs. Au lieu de facturer à l’heure ou par projet, les architectes qui comprennent la valeur de ce qu’ils créent et qui essaient d’obtenir une rémunération proportionnelle à la valeur créée pour le promoteur (par exemple, en prenant une partie des capitaux propres du projet en compensation de leurs services) sont gagnants sur le long terme.

En travaillant pour quelqu’un, par définition, vous ne serez pas payé à la pleine hauteur de la valeur que vous apportez. Travailler pour un promoteur immobilier n’est pas une exception. Si vous DEVENEZ vous-même le promoteur, par contre, chaque centime de valeur que vous créez ira dans votre propre poche.

Jackpot ! 🙂

Devenir un (petit) promoteur de projet est une approche réaliste, éprouvée, permettant aux architectes de gagner de l’argent en prenant une participation (totale ou partielle) dans un projet immobilier. Les revenus sont générés soit par les loyers mensuels, soit par la vente à profit du projet.

L’exemple de l’architecte Jonathan Segal qui n’a jamais eu de client en 20 ans de carrière, est bien connu. Il agit en tant que promoteur, entrepreneur et gestionnaire immobilier et vit des revenus locatifs de ses propriétés résidentielles. Petit à petit, il a accédé à un gros flux de trésorerie automatisé et prévisible, en louant les maisons, immeubles et appartements qu’il avait construits au fil du temps (Restez à l’écoute, nous l’interviewerons bientôt pour notre blog afin de découvrir son parcours !)

Pas besoin d’être un génie pour comprendre que c’est une façon très rentable et plutôt passive de gagner de l’argent. À supposer que vous ayez la patience, l’endurance et la volonté de prendre un risque initial, et de persévérer pendant les premières années difficiles et plutôt peu rentables.

Les architectes bénéficient d’un avantage clair pour réussir dans l’immobilier : ils savent comment concevoir et transformer des bâtiments, comment transformer des idées en projets, obtenir des permis, estimer les coûts de rénovation, gérer et assurer le suivi auprès des entrepreneurs. Ils peuvent utiliser leurs compétences et leur expérience pour apporter une valeur ajoutée considérable.

De plus, et c’est non négligeable, ils sont capables d’estimer la valeur réelle d’une propriété et d’en analyser le potentiel de transformation. Pouvoir sélectionner des propriétés à bon prix et identifier le potentiel de valeur ajoutée (transformer le projet de telle ou telle manière) est un avantage énorme.

L’histoire d’Alex et Esther (2 jeunes architectes espagnols qui achètent, transforment et vendent environ 12 projets par an) l’illustre très bien.

Les risques ?

Évidemment, le gain d’argent via la commercialisation de biens immobiliers est moins immédiat que l’acceptation de projets. C’est un choix qui exige un investissement énorme de temps et d’argent, avant qu’il ne commence à porter ses fruits.

Pour démarrer en tant que promoteur, le plus grand obstacle est conséquent : il s’agit de l’argent initial nécessaire pour financer un projet immobilier. Mettre toutes ses économies dans son premier projet est une décision difficile pour la plupart d’entre nous.

Afin de minimiser le risque, mieux vaut commencer modestement, pour ne pas avoir besoin de trop de capital, puis vous pouvez apprendre, améliorer et gagner en confiance, avant de passer à de plus grands projets.

Une autre option est la collaboration. Si vous trouvez un entrepreneur qui est prêt à prendre l’autre moitié du risque, vous partagerez tous les deux l’investissement initial. De plus, être à deux permet de se motiver mutuellement à le faire, jusqu’à installation du premier locataire.

Vous pourriez aussi trouver quelqu’un qui dispose des moyens pour investir, mais qui n’a pas le temps ou les compétences nécessaires. Vous pourriez lui apporter vos compétences à titre gracieux (ou presque), en échange d’une part importante du capital. C’est ce qu’on appelle le « Sweat Equity ». Assurez-vous de réclamer votre part honnête du gâteau : il faut convaincre l’investisseur que, comme vos revenus futurs sont en jeu, vous êtes déterminé à faire de ce projet une réussite.

Pour en savoir plus à ce sujet, veuillez consulter notre article précédent où nous avons interviewé Alex et Esther, deux architectes espagnols qui ont transformé leur entreprise d’architecture en une entreprise immobilière.

2. La productivisation de vos services

La plupart des architectes gagnent leur vie en vendant des services : leurs compétences, leur temps et leur expertise.

Il existe une problématique typique aux entreprises de service, et je suis sûr que la plupart d’entre vous en ont déjà fait l’expérience.

Le type d’activités et de projets d’une entreprise de services est souvent difficile à structurer, à rationaliser et à unifier. En effet, tout est dans le mot : vous devez servir votre client, et un client qui vous paie pour votre temps, souhaite évidemment que vous fassiez ce qu’il attend de vous. Que cela corresponde ou non à votre type de projet typique, que vous soyez d’accord ou non avec leur goût des couleurs, que leurs délais correspondent ou non à votre planning.

Chaque client a également ses propres souhaits, désirs, exceptions, modalités de paiement, habitudes de négociation des contrats, canaux de communication, système de suivi des problèmes et préférences matérielles très spécifiques.

Plus il y a de clients, de contrats et de projets différents, plus il y a de choses, notamment de frais généraux, auxquelles vous devez faire face. Ce temps-là n’est jamais rémunéré.

En fin de compte, la partie vraiment facturable de votre temps plafonne aux alentours de 50%. Les 50% restants sont consacrés aux frais généraux, aux appels, aux demandes de renseignements, aux clients, aux négociations contractuelles, aux exceptions, aux malentendus et aux prises de tête.

Dans un modèle d’entreprise de services classique, à chaque nouveau client ou projet, tout est à réinventer. Les discussions, les contrats, les négociations et les définitions du champ d’application (afin de répondre aux besoins et désirs individuels de chaque client) ne s’arrêteront jamais.

Il reste peu de temps pour l’essentiel, votre cœur de métier : un travail d’architecte ingénieux.

Vous ne pouvez que partiellement ré-exploiter vos travaux précédents : tout ce qui relève du désir spécifique du client ne peut pas être réutilisé pour le client suivant.

Tout ceci impacte la productivité de votre entreprise. J’ai vu beaucoup d’architectes s’arracher les cheveux.

Productiviser vos services est une façon de rationaliser votre entreprise et de la rendre plus scalable, simple et prévisible. Cela signifie que vous devez présenter vos services comme tout produit standard, avec une portée, un prix et un planning clairs, non négociables.

Présentez vos services comme on présenterait une canette de Coca-Cola sur l’étagère du supermarché. Tout le monde peut voir le prix, les ingrédients, ce que vous obtiendrez, quand et comment vous l’obtiendrez. Le client achète, ou n’achète pas : point final. (Adieu aux négociations sans fin, aux discussions de prix, aux modifications de portée et aux décalages d’échéances !)

Le choix du « service productivisé » est vaste parmi les tâches répétitives et externalisables, très demandées par les professionnels de l’industrie de la construction (et cela inclut aussi d’autres architectes).

En vous concentrant sur une seule activité, vous pouvez normaliser cette activité et la faire mieux, moins cher.

Quelques exemples :

  • un forfait d’examen des offres d’une durée d’une journée (à tarif fixe), comprenant l’analyse et la discussion des autres offres (au nom du client)
  • une formation d’une semaine pour d’autres architectes sur l’utilisation du BIM
  • des services normalisés d’inspection des sites
  • des services de rendu 3D
  • les forfaits consulting avec un résultat prédéfini (un rapport ou une analyse par exemple) et un calendrier prédéfini

Workspace.fi est un bon exemple.

« Workspace est une agence de conseil et d’architecture d’intérieur spécialisée dans l’aménagement du lieu de travail et la gestion du changement. Nous concevons des environnements de travail confortables, peu encombrants et adaptés aux nouvelles technologies. Des environnements qui favorisent le bien-être au travail et contribuent à améliorer la productivité, le développement de l’expérience client et à la capacité d’innovation. »

Ils normalisent et productivisent clairement leurs offres. Par exemple, l’un des services (ou devrais-je dire produits ?) qu’ils proposent s’intitule : « Optimisez votre espace de bureau et améliorez votre productivité ».

Ils vendent ce package sur leur site Web de trois façons, ce qui indique déjà aux clients qu’ils achètent un « conseil packagé » plutôt que « ce que le client veut » :

WORKSPACE Productized architecture business | ArchiSnapper

Another example of a productized service is MIMA Housing.

MIMA Housing est un autre exemple de service productivisé.

Ils proposent des concepts d’habitation préfabriquée avec des plans qui peuvent être commandés en ligne. Les prix et les conditions sont fixes, un processus standard est suivi, le champ d’application est limité, les matériaux sont prédéfinis, la période de garantie est claire et le site Web indique clairement les packages – des packages vendus comme des « produits standard ».

Ils affichent même le mot « produits » dans le menu principal de leur site Web, ce qui conditionne déjà l’état d’esprit des futurs clients. Les clients potentiels savent qu’ils sont sur le point d’acheter un produit, et non un service.

MIMA Productized architecture business | ArchiSnapper

Il peut être difficile de trouver immédiatement des idées sur la partie de votre entreprise que vous pourriez produire. Gardez les yeux et l’esprit ouverts pendant les six prochains mois !

Pour illustrer les nombreuses possibilités qui s’offrent à vous (si vous vous montrez ouvert aux idées et que vous êtes prêt à sortir des sentiers battus), voici 30 exemples de service de conseil « productivisés », de toutes sortes de marchés. Parcourez-le, pour peut-être trouver le service qui vous correspond !

Comparons les « entreprises de services productivisés » aux « entreprises de services classiques »…

La standardisation n’est évidemment pas applicable à un travail d’architecture typique, puisque chaque projet et chaque situation sont différents. D’une part, c’est exactement cette diversité qui rend le domaine de l’architecture si intéressant et stimulant, de l’autre part, cela entraîne souvent des frais généraux, du stress et une baisse de la rentabilité.

Par rapport à un projet typique, le conseil productivisé nécessite un peu plus d’efforts, de patience et de travail initial. Vous devez mettre en place et définir votre package, lister les avantages pour le client, le proposer sur votre site Web ou brochure, et définir son prix. Peut-être vous faudra-t-il quelques semaines voire mois pour vraiment développer le produit lui-même. Cerise sur le gâteau : tout ce travail doit être fait avant d’encaisser le premier montant.

Le marketing initial peut être un peu plus difficile, et au début (surtout si vous n’avez pas encore de référence), vous entendrez certainement « Bonne idée, mais non merci… ».

Une fois que vous commencez à vendre vos premiers packages, tout peut aller très vite. Surtout que vous en définirez vous-même le rythme, petit à petit. Au fil du temps, vous serez plus ou moins en mesure de prédire vos ventes moyennes par mois et votre charge de travail, et votre trésorerie se stabilisera : tout ceci devrait faciliter la planification.

Finis les négociations, les appels d’offres, les réductions de prix, les changements de conditions de paiement, les discussions sur la portée du projet et les débats sur les délais ! 🙂

Vous disposerez de plus de temps pour peaufiner et améliorer vos packages (et peut-être revoir vos prix à la hausse !), rationaliser vos produits ou forfaits, améliorer votre site Web, et peut-être même embaucher quelques personnes pour soutenir votre activité.

Se lancer, c’est compliqué ?

Non.

IL SUFFIT DE SE LANCER.

Le seuil pour le conseil productivisé est beaucoup plus faible que pour la promotion de projets immobiliers. Un capital modeste suffit pour se lancer : un site Web simple et concis, apportant des informations sur vos services et le tour est joué.

De plus, vous pouvez parfaitement combiner cette activité avec des projets classiques. Vous pouvez la développer tranquillement en continuant à travailler, sans perdre trop de revenus et sans prendre trop de risques. Consacrez un jour par semaine à la productivisation de vos services, et d’ici deux ans, vous pourriez être à la tête d’une belle petite entreprise de services productivisés.

Conseil avisé : identifiez une solution qui répond à un problème ou problématique tangible et spécifique. Idéalement, un problème auquel vous avez vous-même fait face, pour vraiment pouvoir vous mettre à la place des autres. Les gens seront prêts à vous payer pour résoudre leurs problèmes !

3. Transformer une idée en produit

Alors que les « services productivisés » sont un hybride entre une entreprise de services classique et un produit, ce troisième point porte sur un produit réel que vous créez une fois, puis que vous commercialisez et vendez autant de fois que possible avec peu ou pas de frais supplémentaires.

Pensez : McDonalds, IKEA, Coca Cola ou Autodesk.

Une fois que votre produit existe, qu’il a acquis une notoriété auprès du public et que sa valeur est reconnue, alors vous pouvez en vendre des millions d’exemplaires.

Avertissement : il s’agit d’une voie difficile, qui exige beaucoup de temps, de patience, de travail de nuit et de week-end, et une volonté d’y arriver.

Les récompenses peuvent cependant être considérables.

Coca Cola a réalisé un chiffre d’affaires de 41 863 milliards de dollars en 2016.

La seule façon d’atteindre un tel chiffre d’affaires, c’est par le biais de ventes de produits très scalables et reproductibles.

Je sais – 41 863 milliards de dollars, c’est un montant qui peut sembler décourageant à atteindre.

Continuez à lire ! Il existe de nombreux exemples plus modestes et tout à fait réalisables de produits à succès, qui se rapprochent de notre monde.

L’écriture d’un livre par exemple : vous l’écrivez une fois et vous pouvez le vendre de manière automatisée à un nombre illimité de personnes. Chaque exemplaire supplémentaire que vous vendez ne nécessite aucun travail supplémentaire. Vous pourriez sortir prendre un verre le vendredi soir et vous réveiller le samedi matin avec plus d’argent sur votre compte bancaire.

C’est ce que fait Tobias via son livre The Archipreneur Concept. 🙂 Le livre est depuis devenu une plate-forme digitale pour architectes et professionnels innovants du secteur de la construction.

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Un produit-logiciel est un autre moyen d’y parvenir. ArchiSnapper, notre propre application pour les rapports de chantier et les réceptions des travaux en est un exemple. Nous nous concentrons sur la résolution d’un problème auquel de nombreux architectes sont confrontés (des longs rapports de chantiers et inspections de site) et nous avons travaillé à une solution sous la forme d’un produit-logiciel.

La conception et la vente de produits physiques est une autre illustration de l’utilisation des compétences créatives des architectes au service de la création d’un produit. Prenons l’exemple de Bullenberg (que Tobias a interviewé), deux jeunes hommes qui ont commencé à fabriquer d’énormes tables en chêne faites main, avec un très beau design.

L’architecte américain Eric Reinholdt a réussi à créer deux produits. Le premier était un livre, intitulé Architect and Entrepreneur. Le second est… la vente de plans de sol. 🙂

Les gens peuvent en fait acheter des plans standard en ligne s’ils leur plaisent, au lieu d’engager un architecte pour créer des plans similaires. Comme vous pouvez le voir sur cette capture d’écran de son site Web, chaque plan est standard, est proposé à un prix fixe et présenté aux acheteurs potentiels comme le seraient des boîtes de céréales dans un rayon de supermarché.

selling floor plans online

Générer des revenus avec un produit est probablement le moyen le plus difficile de générer une rentrée d’argent. Beaucoup plus difficile que l’immobilier ou les « services productivisés ».

Le capital de départ requis pour créer un produit ne doit pas nécessairement être élevé (par exemple dans le cas d’un livre), mais reste souvent un minimum requis. La quantité de travail initial et le temps requis avant tout gain est souvent très important. Vous devez écrire votre livre, développer votre logiciel ou dessiner vos 30 plans de sol, puis vous poser et attendre que vous vendiez un million d’exemplaires. C’est là que le vrai travail commence : il vous faut un moyen de vendre vos produits, les commercialiser et les faire connaître.

Ce n’est pas chose aisée. Je le sais bien : c’est mon travail quotidien avec http://archisnapper.com/ 🙂

On évoque souvent plusieurs années (2 à 4) de travail acharné et de patience avant de pouvoir atteindre le seuil de rentabilité voire commencer à faire des profits.

Enfin, il existe aussi un certain risque à concevoir et à vendre ses propres produits. Au début de l’aventure, vous ne savez pas du tout si vous allez vendre ne serait-ce qu’un seul exemplaire de votre produit.

Le travail initial est énorme, mais il est évident qu’une fois que le projet est lancé, les choses ne devraient généralement s’améliorer qu’avec le temps, et à priori, pas de limites…

Vous souhaitez en savoir plus ?

Si le sujet vous intéresse, nous vous recommandons de parcourir le site internet Archipreneur.com. Le livre lui-même est en rupture de stock, mais Tobias a réussi à le faire évoluer vers un hub de contenu numérique, ciblant tout professionnel du secteur de la construction avec un goût certain pour l’innovation. Aux côtés de ces experts, Tobias partage des aperçus, des rapports et des nouvelles. Vous pouvez en discuter avec eux, ou vous inscrire à l’Archipreneur academy.

Je suis toujours à l’affût de vos histoires, questions, plaintes, félicitations, frustrations ou idées (si possible, en lien avec cet article :-))

N’hésitez pas à m’envoyer un mail à : peter @ archisnapper.com

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