Les 8 gaspillages courants dans le secteur de la construction

Les 8 gaspillages courants dans le secteur de la construction

Le secteur de la construction est un succès à bien des égards. Malheureusement, le travail ne se déroule pas toujours aussi efficace. La recherche a montré que plus de 50% du temps est réellement gaspillé en activités improductives.

Le gaspillage est en réalité toutes les opérations et les activités dans le processus de construction qui sont superflues. La valeur finale pour le client reste inchangée lorsque nous éliminons ces actions. Le problème est qu’ils ne sont souvent pas très visibles et qu’ils restent souvent inaperçus pour le personnel.

Voulez-vous réduire l’inefficacité et le gaspillage dans vos projets de construction? Vous voulez créer plus de valeur pour vos clients?

Nous avons cherché quels types de gaspillage sont courant dans les projets de construction. Jetez un coup d’oeil à vos processus et pssst… ajustez au besoin pour construire sans gaspiller ;-)!

1/ Les défauts

Tout le monde connaît l’histoire! Quelque chose n’a pas été effectué correctement … et doit être réparé, remplacé ou refait. matériel endommagé, refonte ou travaux additionnels appartiennent aussi aux «défauts». Par exemple: un sol qui n’est pas posé selon les instructions correctes ou un mur fini endommagé par l’électricien, …

2/ La surproduction

Se définit par la fabrication de matériaux trop tôt par rapport à la demande, ou la commande de matériaux supplémentaires pour compenser un manque de qualité. Cela va à l’encontre de la pensée « Juste-à-temps » (Just-in-time) – qui préconise de produire et de livrer seulement la quantité nécessaire, au moment nécessaire. S’il parait évident que surproduction = gaspillage, notez que le matériel livré trop tôt est tout aussi néfaste, puisqu’il génère un surstockage de produits qui parfois, ne seront même pas utilisés, si le projet venait à changer entretemps.

3/ Le surstockage

Le stockage excessif revient à s’encombrer de matériaux inutiles, suite à une surproduction : matériaux stockés sur place ou sur le chantier, travaux en cours, outils et pièces non utilisés. Un certain stock est indispensable pour assurer le bon déroulement d’un projet, mais ce stock devrait être restreint au strict minimum pour éviter le gaspillage de temps (entretien) et d’espace.

4/ Le processus excessif

Cette catégorie comprend les étapes inutiles à la chaine de valeur d’un projet, comme la transformation ou la double manutention de matériaux. Sont également en cause les tâches de nature administrative, qui peuvent mener à une double saisie de données : formulaires signés deux fois, réécriture de notes sous forme d’un rapport, fiches journalières répétitives, renvoi de mails avec schémas et demandes de renseignements au chantier, entre autres.

5/ Le mouvement

Cette catégorie englobe les mouvements réalisés inutilement pour accomplir un travail : le temps passé à chercher un outil ou un fichier, devoir marcher à cause d’une mauvaise disposition du chantier etc.

6/ Le transport

Cette catégorie comprend tout mouvement superflu de matériaux ou d’équipement : par exemple, le déplacement d’un site de travail vers un autre, ou d’un chantier vers une aire de dépôt puis de nouveau vers le chantier de travail. Ce type de gaspillage est impossible à éliminer complètement, mais le transport devrait être réduit au strict nécessaire : non seulement cette étape rajoute du temps au processus global, mais expose également les matériaux transportés à des dégâts potentiels.

7/ L’attente

Ici, on peut citer entre autres le temps passé à attendre une livraison de matériel ou d’équipement, ou la finalisation de l’étape précédente du processus ; mais également un employé qui attend une information donnée, le conducteur de chantier qui attend un plan de sol ou un renseignement, un planificateur en attente de retour sur la progression d’un projet, ou un comptable attendant de recevoir les enregistrements des heures.

8/ La sous-utilisation des talents

Enfin, si cette catégorie ne fait pas partie des sept « mudas » (ou sept formes de gaspillage) développés par la pensée du Lean Manufacturing, la sous-utilisation de talents, de compétences, de créativité et de savoir-faire reste un exemple de gaspillage courant dans ce domaine. Vos employés sont votre meilleur atout, et il est capital de les encourager et de les écouter, particulièrement lors de situations qui bénéficieraient de leurs points forts.

Maintenant que vous connaissez les différentes formes de gaspillage dans le secteur de la construction, vous pouvez commencer vous-même. Voici quelques questions pour vous aider à démarrer:

  • Qu’en est-il des temps d’attente, par exemple, à l’inaccessibilité des matériaux?
  • Vos travailleurs font-ils des mouvements inutiles sur le chantier?
  • Avez-vous souvent affaire à des erreurs d’exécution résultant de retouches. Par exemple: travaux infructueux, non respect des règlements, …
  • Comment le stock est-elle maintenue et son impact financier?
  • Comment est la gestion logistique (transport)?
  • Êtes-vous confronté à la surproduction? Il suffit de penser à: la mise en œuvre de plusieurs travaux sans le consentement du client, d’innombrables réunions et rapports, etc.
  • Souffrez-vous de trop d’étapes de processus. Par exemple: contrôle excessif.Est-il possible d’identifier les gaspillage dans vos projets de construction? Une fois que vous avez un oeil dessus, limitez-les ou éliminer les. Pas à pas!

 

Nous espérons que ces exemples vous donneront des pistes pour améliorer, vous aussi, votre productivité!

En cas de commentaires ou de questions sur le contenu de cet article, merci de nous les faire parvenir via info@archisnapper.com.

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