Travailler chez soi 14 conseils pratiques, de la part d’une équipe rodée au télétravail

Travailler chez soi : 14 conseils pratiques, de la part d’une équipe rodée au télétravail

Quelle semaine.

Lorsque vous lirez ces lignes, vous aurez survécu à la première semaine de confinement. Bravo !

Les symptômes que nous avons tous ressentis les premiers jours se sont, en principe, estompés (« Je n’aurais pas le front un peu chaud ? Et puis ce petit mal de gorge, est-ce que ce ne serait pas le… le… ? »).

Vous commencez à comprendre que vous ne pouvez vraiment pas sortir.

C’est une période qui nous permet d’apprendre beaucoup sur nous-mêmes (Est-ce que je cède à la panique ? Est-ce que je fais le plein de rouleaux de papier toilette ?), mais aussi sur notre société.

Nous nous adaptons tous à la situation, jour après jour.

Et puis, on est forcé à apprendre comment travailler depuis la maison.

Certains d’entre nous en rêvaient depuis longtemps – et c’est devenu une réalité. Pas forcément dans les circonstances qu’on avait imaginées…

Le télétravail, ArchiSnapper le pratique depuis 10 ans déjà, au quotidien.

Ce mode de travail a été un choix conscient, certainement pas par défaut. Nous y voyons plein d’avantages :

  • Moins d’embouteillages
  • Moins de réunions inutiles
  • La possibilité de travailler « dans sa bulle »
  • Une concentration accrue

Et puis, moins de stress pour gérer aussi les tâches ménagères, et recupérer les enfants à l’école à l’heure. Comme nous n’avons pas besoin de rester tous proches géographiquement, en tant qu’entreprise, nous avons accès à une zone de recrutement infinie.

Il y a quelques temps encore, lorsqu’on disait qu’on travaillait tous depuis la maison, à temps plein, on suscitait souvent de la méfiance, voire quelques moqueries :

« Le télétravail ? Très peu pour moi. »
« Vous ne passez pas la journée à faire autre chose, franchement ? »
« Travailler ? Regarder Netflix toute la journée, vous voulez dire… »

Ou ce que les fondateurs entendent souvent :

« Mais comment contrôlez-vous vos employés ? »
« Comment s’assurer que son équipe travaille vraiment ? »

Et soyons honnêtes, ce n’est pas toujours facile de trouver le bon équilibre !

Au fur et à mesure, nous avons appris (et nous apprenons encore) comment nous organiser au mieux, afin que chacun soit le plus productif possible, mais aussi comment s’assurer qu’il y ait suffisamment de coordination et d’échanges. Et, pas des moindres : comment faire en sorte que travailler chez ArchiSnapper soit – et reste ! – agréable.

Notre équipe a listé quelques conseils qui, nous l’espérons, vous aideront également à passer cette phase imprévue en douceur.

Nous sommes tous dans le même bateau. Prenez bien soin de vous !

Conseil #1 : observez une routine

La routine est la base de la tranquillité d’esprit. Avoir un rythme régulier permet d’avoir la concentration et l’énergie nécessaires pour une journée de travail productive.

Si vous travaillez hors de votre domicile, quelques étapes s’appliquent avant de démarrer le travail : se lever, se préparer, préparer le petit déjeuner, préparer une lunch box, prendre la voiture, saluer les collègues…

Toutes ces étapes donnent à votre cerveau la chance de se préparer à une nouvelle journée de travail. Pour s’adapter à ces nouvelles circonstances, il faut donc adopter une autre routine, adaptée au télétravail.

Si nécessaire, notez brièvement de quand à quand vous travaillez, vos temps de pause, ce que vous allez faire pendant cette pause (faire de l’exercice physique, boire du café/thé/jus…), quels blocs de la journée vous utilisez pour quelles tâches.

Accordez-vous quelques jours pour vous habituer à cette nouvelle routine, adaptez-la si nécessaire et vous verrez qu’elle vous apportera bientôt la sérénité qu’il faut en cette période étrange et mouvementée.

Conseil #2 : faites confiance

En tant que « télétravailleur », la question que j’entends le plus est la suivante : comment est-ce qu’on vérifie tes heures de travail ?

Réponse : « Elles ne sont pas vérifiées ».

Quoi ????

Ce qui compte, c’est le résultat, et non le nombre d’heures par jour pendant lesquelles quelqu’un a été « présent ».

Chez ArchiSnapper, on ne perd pas de temps à micro-gérer, surveiller et contrôler. Nous appliquons la devise « Faites confiance à votre équipe, et elle vous le rendra ».

C’est tout aussi valable lorsqu’on travaille dans un bureau classique : certes, on voit que l’employé est bien présent, mais… c’est tout. Ce n’est pas parce qu’on se trouve devant un écran qu’on travaille vraiment. Être physiquement présent de 9 heures à 17 n’indique en rien que la journée a été productive.

La question « Comment savoir si mon équipe travaille vraiment ? » n’est en fait pas pertinente. Si quelqu’un profite de la situation pour se tourner les pouces, le problème vient de cette personne, télétravail ou non.

Plus important encore : lorsque vos employés sont encadrés et soutenus, ils travaillent car ils sont motivés. Et le risque d’abus est limité. Au contraire, la liberté et la flexibilité que vous donnez/recevez seront au bénéfice d’un travail plus significatif.

Thuiswerk tips - don't monitor | ArchiSnapper Blog

Conseil #3 : adaptez le mode de réunion

Le fait de se voir tous les jours au bureau facilite le contact, c’est indéniable. Or, en mode télétravail, ce contact n’existe plus. Il est donc crucial d’instaurer de nouvelles habitudes, pour maintenir une communication interne et éviter que chaque employé se retrouve isolé.

Ici, chez ArchiSnapper, nous appelons l’équipe marketing une fois par semaine pour discuter du planning de la semaine. Nous commençons la semaine en expliquant ce que nous avons fait la semaine dernière, ce qui est prévu pour la semaine à venir, si nous rencontrons des difficultés et comment nous allons les aborder.

Évidemment, le télétravail n’a plus de secret pour nous puisque nous le pratiquons depuis quelques années maintenant. Peut-être que, dans un premier temps, un seul appel hebdomadaire ne suffira pas à votre équipe. Pourquoi ne pas commencer chaque journée par un appel de quelques minutes, pour discuter des tâches du jour ? Vous pourrez toujours réajuster la fréquence ultérieurement si nécessaire.

Pour un aperçu d’ensemble disponible pour toute l’équipe, vous pouvez utiliser un simple outil de gestion de projet : Trello. Vous faites une colonne « À FAIRE » où chaque carton est une tâche distincte, une colonne « EN COURS » et une liste « FAIT ». Les discussions liées à la tâche peuvent être menées sur Trello même, pour que la communication reste au même endroit et éviter l’éparpillement d’informations. C’est d’autant plus important si vous ne vous voyez pas physiquement (pendant un certain temps).

Si vous ne voyez pas à quoi un tel outil peut ressembler, vous pouvez jeter un coup d’œil à notre feuille de route pour les développements à venir.

Conseil #4 : gardez une communication claire

Une bonne communication est cruciale – surtout lorsque votre interlocuteur n’est pas dans la même pièce. Anticipez les frustrations que la distance peut engendrer, et mettez les attentes de chacun au clair. N’hésitez pas à réajuster les processus, à les adapter aux circonstances si nécessaire. En cette période inattendue, la flexibilité et l’adaptabilité sont des ressources précieuses.

  • Votre équipe peut-elle travailler sur des créneaux horaires complètement différents ? Une permanence est-elle nécessaire ? Devez-vous être disponible entre certaines heures ?
  • Comptez-vous sur un nombre minimum X d’heures travaillées par jour ? Appliquez-vous des règles différentes en cette période exceptionnelle ?
  • Souhaitez-vous que votre équipe note et indique à l’avance ses heures de travail, afin de ne pas déranger pendant les plages horaires libres ?
  • En raison des circonstances, un membre de votre équipe se retrouve dans l’incapacité de respecter ses rendez-vous. Comment réagissez-vous ? Envisagez-vous d’autres règles concernant les congés ?

Parlez, exprimez-vous, demandez l’avis des autres et donnez le vôtre. Posez des questions précises et attendez des réponses sincères. Ne mettez pas la barre trop haut et montrez-vous flexible : la flexibilité est appréciée, et motivera l’équipe à faire de son mieux.

Si vous vivez avec d’autres personnes – et surtout si vous avez des enfants – il est nécessaire de vous mettre d’accord avec tout le monde.

Par exemple, convenez à l’avance du lieu et de l’heure de votre travail – peut-être serait-il bon de coordonner votre emploi du temps quotidien en fonction des réunions et des appels afin que vous puissiez observer des pauses en famille ?

Chez ArchiSnapper, nous avons pris les dispositions suivantes :

Check 1-2-3

La plupart des employés d’ArchiSnapper ont des (jeunes) enfants à la maison et un partenaire qui travaille à plein temps. En ce moment, c’est quasiment impossible pour la plupart d’entre nous d’être disponible 8 heures d’affilée.

C’est pourquoi nous avons convenu de nous connecter chaque matin (via le chat) et de communiquer comment nous allons (le moral, la santé…) et notre disponibilité ce jour-là.

Les appels de groupe seront programmés en fonction des disponibilités.

Personnellement, je travaille en blocs de 2h30. J’ai convenu avec mon mari que nous travaillerions en alternance, afin de nous relayer auprès des enfants. Une journée typique donne donc environ l’organisation suivante :

  • 8h – 10h30 : parent 1 au travail
  • 10h30 – 13h : parent 2 au travail
  • 13h – 15h30 : parent 1 au travail
  • 15h30 – 18h : parent 2 au travail
  • 19h30 – … : parents 1 et 2 au travail

D’autres collègues travaillent par demi-journées, d’autres font appel à une baby-sitter – idem, il est indispensable de se mettre d’accord sur les modalités dès le début, dans la mesure du raisonnable !

Nous avons choisi cette approche car pour nous, impossible de travailler et de s’occuper des enfants en même temps. Faire les deux en même temps revient souvent à négliger l’une des tâches – et franchement, ce n’est pas souhaitable.

Flexibilité spéciale Corona

Si pour nous, qualité > quantité, il faut quand même observer un minimum de nombre d’heures de travail par jour. Comme je l’ai dit plus haut, la plupart d’entre nous sont parents de jeunes enfants, ce qui rend la journée classique de 8 heures tout simplement impossible. Le but n’est pas de se retrouver avec une équipe en burn-out complet d’ici 15 jours !

Nous sommes convaincus qu’en ce moment, chacun devrait ajouter un peu d’eau à son vin. Un employeur devrait pouvoir faire preuve de flexibilité en ce qui concerne le nombre d’heures travaillées. Un employé devrait, lui, faire tout son possible pour utiliser au mieux ce nombre d’heures minimum.

Note : nous avons la chance de travailler pour une entreprise qui se porte bien, et de pouvoir garantir suffisamment de travail pour chacun. C’est une grande chance, et nous en sommes conscients. Nous ne portons aucun jugement sur les entreprises qui font face à de grandes difficultés, et doivent hélas prendre des décisions différentes dans des circonstances totalement différentes.

Un imprévu ?

Si, pour une raison ou une autre, travailler s’avère compliqué, le même conseil s’applique : la communication ! Chaque problème a sa solution, et des circonstances imprévues peuvent survenir en ces temps de turbulences.

Ces circonstances ne doivent pas être un problème en soi, tant que tout le monde communique ouvertement et honnêtement à ce sujet. Prendre un congé (non payé) est une possibilité, le travail peut parfois être rattrapé un autre jour, etc.

Conseil #5 : n’attendez pas de réponse immédiate

Haro sur le chat ! 😉

Le chat a un côté immédiat, mais il faut le maîtriser, pour le bien de toute l’équipe. Pour une concentration optimale, on ne peut pas être disponible pour les autres tout le temps, 24 heures/24. Impossible.

C’est pour cette raison que nous privilégions la communication asynchrone.

Ainsi, nous essayons de ne pas déconcentrer les autres en envoyant des messages sur le chat, sur WhatsApp, les équivalents virtuels du « tu as une minute ? » dans un bureau classique.

Lorsqu’on travaille de chez soi, cela veut dire que nous utilisons Trello pour tout ce qui n’est pas urgent (chacun peut lire les commentaires/questions/remarques quand il peut), ou les e-mails.

Nous désactivons les notifications e-mail, nous vérifions à intervalles réguliers si quelqu’un a besoin de quelque chose de notre part.

Il est important de choisir le moment où on est disponible. En tant qu’équipe, nous nous sommes mis d’accord sur ce principe. Pour les questions vraiment urgentes, nous pouvons appeler ou écrire sur Skype.

L’expérience montre que seuls 10 % des « urgences » professionnelles sont vraiment… « urgentes ».

Vous pouvez, par exemple, travailler sur une tâche et demander l’avis ou le feedback d’un collègue. Pour vous, cette tâche est alors prioritaire. Votre collègue, en revanche, travaille sur quelque chose de complètement différent en ce moment. Prenez du recul : vous conclurez qu’au fond, vous pouvez attendre son retour, et que votre « urgence » ne justifie pas d’interrompre un collègue concentré sur une autre tâche. Dans ce cas, il est préférable de lui envoyer un e-mail plutôt que de l’appeler ou de lui parler sur un chat.

En savoir plus sur la communication asynchrone

Conseil #6 : du temps libre ? travaillez votre entreprise !

De nombreux secteurs sont actuellement à l’arrêt. La construction n’est pas une exception, et personne ne sait à l’heure actuelle comment la situation va évoluer. Pour autant, pas question de rester immobiles.

Profitez de cette période pour travailler sur l’avenir de votre entreprise.

Vous avez enfin le temps de vous atteler à tout ce qui est repoussé par manque de temps lors de votre vie quotidienne : du temps pour travailler votre entreprise.

C’est le bon moment pour réfléchir à la suite : pour faire la différence à long terme entre une entreprise qui va bien et une entreprise qui va mal – également en termes de rentabilité.

Faites de votre entreprise une machine, une machine qui peut fonctionner sur pilote automatique. Essayez de faire en sorte que le moins d’interventions possibles soient nécessaires de votre part dans le fonctionnement quotidien de votre entreprise, afin de pouvoir vous concentrer sur ce que vous aimez faire et qui relève de vos compétences.

Quelques exemples :

  • L’automatisation de processus d’entreprise, qui sont pour l’instant gérées manuellement
  • Un inventaire complet des logiciels que vous avez achetés, mais dont vous n’exploitez peut-être pas toutes les possibilités

Idem pour le marketing, il y a certainement des points à améliorer maintenant pour en recueillir les fruits plus tard :

  • Mettez à jour votre site Web et réseaux sociaux avec un nouveau contenu, de nouvelles références et des photos récentes
  • Racontez votre expérience sectorielle par le biais d’un
  • Peut-être est-ce le moment d’améliorer votre référencement Google
  • … ou votre stratégie de preuve sociale

Vous pouvez également approfondir vos connaissances en lisant des ouvrages (professionnels) intéressants (tels que The Outsiders de William N. Thorndike ou Rework de Jason Fried & David Heinemeier Hansson) et en suivant des webinaires pertinents pour votre entreprise et/ou votre secteur.

Bref : si vous faites face à des périodes d’accalmie, voyez cela comme une opportunité de travailler sur votre entreprise, afin d’être au top lorsque l’ouragan Corona se sera calmé.

Conseil #7 : planifiez des appels avec votre équipe (et allumez la caméra !)

La distanciation sociale n’est pas synonyme d’isolement social. Heureusement, le monde moderne permet de communiquer autrement. De nos jours, tout le monde dispose d’un PC avec une webcam ou au moins un smartphone avec WhatsApp ou Facetime.

Organisez donc vos réunions (d’équipe) plutôt par vidéoconférence.

Il faut s’y habituer un peu, mais voir le visage de vos collègues, leur langage corporel et leurs expressions crée un sentiment de confiance et brise l’isolement.

Pour organiser des appels vidéo, nous utilisons généralement Skype, mais pour les appels avec des groupes plus importants, Zoom ou Google Hangouts sont plus pratiques.

Quelques conseils pratiques supplémentaires :

  • Coupez votre micro lorsque vous ne parlez pas : vous éviterez ainsi les bruits ambiants inutiles et dérangeants pour la qualité d’écoute.
  • Ne coupez pas la parole : les appels vidéo nécessitent beaucoup de bande passante et la connexion est vite impactée. Interrompre un collègue qui parle rendra le dialogue plus saccadé.
  • Si la connexion devient trop lente, passez à un appel sans vidéo, rien de plus pénible qu’une conversation qui coupe toutes les 30 secondes.
  • Moins, c’est mieux : essayez de limiter l’appel à un maximum de 5 personnes. Vous pouvez inviter des équipes plus importantes si seuls quelques personnes vont parler (une présentation, par exemple). Veillez alors à demander à tous les autres participants de couper le son de leur micro.
  • N’oubliez jamais que votre caméra est allumée. Jamais.

Conseil #8 : faites comprendre que vous travaillez

Ce conseil s’applique particulièrement aux parents. S’il convient d’adapter son approche à l’âge de l’enfant, certains signes visuels universels peuvent clairement indiquer que papa ou maman ne doit pas être dérangé pendant un certain temps.

Par exemple, pour les enfants qui ne savent pas encore lire, vous pouvez allumer avec une lumière, comme le fait Steven Gielis, ou avec un dessin ou tout autre signal clair – tant que l’enfant comprend le principe.

Thuiswerk tips - Steven Gielis | ArchiSnapper Blog

Si vous travaillez dans la même pièce, le fait de travailler en portant un casque peut être un autre signal clair. Papa ou maman a un casque = on joue en silence !

Si les enfants entrent en scène de manière inattendue malgré toutes les précautions prises : pas de panique, tout le monde comprendra et vous ne serez certainement pas le seul dans ce cas…

Ce n’est pas la fin du monde ! 😉

Conseil #9 : habillez-vous

Aussi tentant que cela puisse paraître : travailler en pyjama ne marche pas pour tout le monde.

Nous avons tous des journées pyjama, mais soyons honnêtes : une bonne douche matinale permet de démarrer la journée du bon pied. Et souvent, enfiler une tenue « normale » aide à se sentir plus frais. Pas forcément un costume-cravate ou un tailleur, bien sûr, mais une tenue confortable et adaptée au travail. Si vous adoptez cette habitude au quotidien, votre cerveau (oui, toujours lui !) l’interprétera comme un signe que la journée de travail commence.

Vous travaillez mieux en pyjama ? Pourquoi pas !

Attention : si vous avez un appel vidéo prévu dans la journée, veillez toutefois à être présentable…

Conseil #10 : privilégiez le confort

Le télétravail est bien parti pour durer quelques semaines. Autant se mettre à l’aise.

Une position ergonomique

  • Choisissez une chaise confortable, de préférence un siège de bureau avec accoudoirs.
  • Placez l’écran de votre ordinateur portable à hauteur des yeux. Si vous avez un clavier externe, vous pouvez simplement placer votre ordinateur portable sur une pile de magazines, ou sur une caisse. Sinon, il existe des accessoires pratiques et peu chers que vous pouvez acheter, comme un support pour ordinateur portable.
  • Vous aviez l’habitude de travailler sur un deuxième écran ? Prenez un moniteur ou une vieille télévision. Voici comment l’installer pour Windows 10 ou Mac.
  • Comme vous passez généralement plus de temps devant votre ordinateur qu’au bureau, votre poignet fatigue plus rapidement. Un tapis de souris ergonomique peut soulager ce désagrément. Voici un guide complet sur la posture ergonomique à adopter.

Votre lieu de travail doit être aménagé de façon efficace, mais il doit aussi être un endroit confortable, qui vous donne envie.

Si vous avez des enfants, installez votre bureau dans un endroit où vous pourrez travailler sans être dérangé ou passer des appels vidéo sans être dérangé. L’idéal serait d’avoir une pièce séparée avec suffisamment de lumière et d’air !

S’il n’est pas possible d’aménager une salle séparée, vous pouvez changer d’endroit régulièrement.

En temps normal, on vous conseillerait d’aller travailler dans un café ou dans un espace de co-working. Comme les circonstances de confinement ne s’y prêtent pas, il est plus réaliste de proposer que vous passiez de la table de cuisine au canapé, à votre lit avant de revenir à votre bureau. Il n’y a pas de solution unique : testez ce qui fonctionne le mieux pour vous.

Tenez vous droit : travaillez debout

En travaillant à la maison, on reste automatiquement assis beaucoup plus longtemps devant son ordinateur. Pas de bavardages autour de la machine à café, pas de réunions et pas de déplacements pour aller voir un collègue. Résultat : plus d’heures que vous passez devant votre écran.

Même avec une configuration de bureau ergonomique, il est bon de changer de posture. Cherchez un endroit où vous pouvez travailler debout.

Les possibilités sont nombreuses : une commode haute, le comptoir de la cuisine, un rebord de fenêtre – voire votre planche à repasser comme dans l’exemple ci-dessous (compte tenu de l’approvisionnement limité en papier toilette, l’autre installation n’est peut-être pas faisable en cette période de télétravail obligatoire).

Thuiswerk tips - Stand-up desk | ArchiSnapper Blog

Conseil #11 : utilisez les bons outils

Les bons outils vous aideront à bien organiser votre travail. Chez ArchiSnapper, nous sommes de fervents utilisateurs de Trello. Cet outil gratuit est plein de ressources ! Il nous aide à travailler ensemble de manière bien organisée et à toujours garder une vue d’ensemble de ce que nous faisons.

Nous utilisons également Google Docs pour travailler simultanément sur les mêmes documents, et nous communiquons principalement par e-mail ou par Skype. Nous évitons les chats, pour éviter de distraire les collègues.

Concernant les appels vidéo, nous avions déjà mentionné Zoom ou Google Hangouts. AnyDesk est un choix pratique s’il faut se connecter à un ordinateur externe.

Conseil #12 : faites des pauses

Être productif 8 heures d’affilée ? Impossible. Le cerveau humain en est incapable, tout simplement. Essayez un peu : vous verrez qu’après quelques heures, vous commencerez à ne plus y voir clair.

Chez ArchiSnapper, nous privilégions toujours la qualité plutôt que la quantité, et chacun est encouragé et responsabilisé à prendre des pauses lorsque c’est nécessaire. Assurez-vous que votre « zone » ne devienne pas un « tunnel » et aérez-vous l’esprit.

Au choix :

  • Bougez-vous : choisissez votre musique préférée et bougez-vous ! Pourquoi pas le faire en couple, ou avec vos enfants ? Tout en respectant la distance de sécurité, bien sûr… 🙂 Vous vivez seul ? Appelez un collègue ou un ami déjanté, et faites la fête sur Facetime. Aux grands maux, les grands remèdes !
  • La danse, pas trop votre truc ? Aérez-vous l’esprit et sortez faire un tour. Besoin de parler ? Sortez avec vos écouteurs et profitez de votre balade pour appeler un ami.
  • Vous vivez avec votre partenaire ? Pourquoi ne pas raviver la flamme autour de la machine à café. En tout bien tout honneur bien sûr 🙂
  • La méditation est toujours un bon choix. Si vous êtes novice, utilisez l’application Headspace, elle vous guidera étape par étape.
  • Si vous avez un animal de compagnie, vous êtes un petit chanceux ! Caresser un animal de compagnie aide à réduire le stress (désolé – cela ne s’applique pas aux poissons ou autres animaux moins faciles à caresser).
  • Si vous avez des enfants, les écoles fermées présentent également un avantage : vous avez toujours un camarade de jeu à côté de vous. Idéal pour se changer les idées. Profitez de votre pause pour passer des moments précieux avec vos enfants. Jouer, rigoler, faire un câlin, lire une histoire sur ses genoux ou avoir une vraie discussion avec votre ado.
  • Prenez une bonne douche ou un bain chaud, et détendez-vous. En plus, vous vous laverez les mains au passage !

Qu’est-ce qui fait circuler mes idées ? La marche.

Je mets mes chaussures, j’ouvre la porte et je pars marcher (ou si vous êtes un coureur, courez !).

La marche vous rend plus heureux, plus sain et met votre cerveau au travail. En marchant, votre corps réduit la tension qui s’accumule en raison du stress, et de nouvelles connexions sont établies dans votre cerveau, ce qui augmente votre créativité.

« Un cerveau est beaucoup plus actif lorsqu’on marche que lorsqu’on est assis derrière un bureau. Cette position présente de nombreux avantages : nous prenons du recul face à un problème affronté, ce qui facilite la recherche d’une solution. La créativité est stimulée. Plus on marche, plus on entraîne notre cerveau, un véritable cercle vertueux ! » –  Shane O’Mara, neuro-scientifique et auteur de In Praise of Walking

Conseil #13 : listez 3 à 5 tâches à accomplir, et… accomplissez-les

Ce conseil nous a été inspiré par Tim Ferris lui-même, qui a écrit à ce sujet dans le livre The 4 hour work week.

Commencez le matin en listant 3 à 5 choses à accomplir pendant la journée, pas plus. Une liste limitée de choses à faire permet de garder un objectif quotidien raisonnable : vous vous assurez de travailler sur ce que vous avez prévu, au lieu de travailler sur une tâche aléatoire imprévue (ce qui est souvent plus facile, car ne nécessite aucun planning.)

Faites une liste équilibrée, avec un maximum de 1 à 2 tâches conséquentes – le genre de tâches, qui trop souvent, sont remises à demain, puis au lendemain, puis au lendemain etc.

Conseil supplémentaire : pensez au moment de la journée où vous êtes le plus productif et planifiez votre tâche « conséquente » à ce moment-là. Si possible, mettez votre téléphone en mode avion, éteignez vos notifications e-mail et lancez-vous. Une fois terminé, sentiment de satisfaction garanti !

Plus de conseils sur l’efficacité : par ici !

Conseil #14 : trouvez ce qui marche pour vous

Tout le monde n’est pas au mieux de sa forme au même moment de la journée, certains vivent ou travaillent seuls, d’autres doivent prendre en compte leur partenaire ou leurs enfants. Chaque situation est unique.

Est-il possible pour votre équipe de travailler à des heures totalement différentes ? Si cette approche facilite la personnalisation de votre planning, il faut parfois aussi tenir compte des horaires de bureau classiques pour l’assistance à la clientèle ou les réunions avec d’autres collègues.

Ne soyez pas trop strict avec vous-même et faites preuve de souplesse pour vous adapter à cette nouvelle situation. Essayez différentes organisations et approches, n’ayez pas peur d’investir du temps et de l’énergie jusqu’à ce que vous trouviez ce qui marche le mieux pour vous

C’est fini…

14 conseils. Nous sommes tous télétravailleurs, certains plus rodés que d’autres. J’espère sincèrement que cet article vous sera utile. Cette situation, qui nous dépasse tous un peu, donnera peut-être lieu à de nouvelles façons de travailler, et fera changer d’avis certaines entreprises classiques. Qui sait ?

Si vous avez d’autres conseils à partager, ou si vous avez des questions d’ordre pratique : écrivez-moi un mail ou laissez un commentaire ci-dessous.

D’ici là : bon courage pour tout, et surtout… restez chez vous ! ✌

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